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Le blog de Nature et Culture Un peu de nature et un zeste de culture

Dans tes blés

Nature et Culture
Dans tes blés

Tu ne m'as rien dit, tu ne t'es pas encore montré dans ce champ de blé. C'est un champ pour rien, un champ de l'avant pour nourrir les bêtes et pas les humains. Il faut des coqs dans le poulailler mais pas des Vinciane dans les prés. Vinciane elle viendra après. Vinciane viendra après ce fourbis. Pour l'instant, je suis avec les fantômes, les fantômes du temps qu'il fait aujourd'hui. Et il fait chaud. Les moissons vont partir en chaleur, en haute température et en langueur. Il y a beaucoup de langueur dans la diffusion de ces longueurs. Pas de fantômes ni d'anges, mais des esprits qui hantent le cerveau, l'esprit et l'âme qui se laisse emporter par ce qu'on lui dit. Elle a tout compris l'âme, elle aime ce qu'on lui dit. Qu'elle est divine et qu'elle est bien gentille. C'est ce qu'on lui dit dans le creux de son occiput. C'est un rayon vert, un rayon laser, un rayon de lune dans une chambre qui ne vient pas de perdre son sang. La chambre n'a rien dit jusqu'à présent. Dans la maison d’Élise, il y a des occiputs et des lunes, des trésors cachés sous ses pieds. C'est par le plancher que tout passe. On est assis sur les morts, on se couche dessus, on est dans l'esprit du malin, dans son occiput à lui aussi. Il est parti loin, il est parti dans son esprit chagrin, place à l'ange de lune, l'ange de l'une et l'autre. Ça fait plaisir à Vinciane qu'on dise qu'elle est l'esprit d'une lune, qu'elle est l'âme d’Élise alors qu'il y a du Colette par-dessus. Et que dirait-on d'Anchise ? Anchise est parti au loin, dans un écran de fumée, loin de son pré carré. On a du temps pour découvrir que l'on est au-dessus de la fumée des morts, c'est une vapeur, une brume, un écran qui met tout le monde par-dessus le blond des blés. Dans ces blés, il y a de la mort aux rats. On en donnait aux rats pour qu'ils moribondent. Ça abonde dans les trains. Dans les trains de l'arrière, les tortillards qui tuent les taurillons démasqués par le train de l'envie, le train du désir pour Élise qui n'a pas envie de pré mais d'une mare. Elle veut une mare et elle en a marre de ne plus voir de puits. Il lui faut son puits romain et ses poiriers de jadis pour faire plaisir à sa poupée. Sa petite poupée qui est restée là. C'était une Talbot, une Anglaise, une Friaizienne, elle venait de Friaize et avait le bétail d'une blonde. Elle était aussi blonde que les blés qu'elle faisait pousser avec le pain de seigle et le pain de bonne avoine. Elle faisait du pain de seigle et du pain de froment, les sarrasins n'étaient pas là mais il y avait les Anglais qui frappaient à sa porte avec leur plum pudding, elle buvait du thé rassis dans le pain noir, elle se faisait du thé avec le pain noir d'Ettore Scola. Elle était à l'école des buissons, là où il y a le théâtre des buissonniers. Élise venait du Perche et de la boule à quantique. Ce n'était pas des cantiques, mais des boules de peine, des boules de physique pleines, des boules de suif à mettre dans la gorge. Elle brise la gorge avec ses boules de pipe, ses boules de tabac qu'elle cultive dans son combat. Elle fait cuire le tabac. Elle est pauvre et elle n'a pas d'opium. Elle a du pavot en grains qu'elle parsème sur son chemin. Son pavot est en grain et elle en fait son chemin. Voilà la ressource. Le pavot comme pavois. Il faut pavoiser avec ce pavot qui prend tout en bas, au bas des coquelicots qui prennent le chemin de Friaize. Il faut aller à Friaize, les Anglais sont là-bas. Ils planquent le tabac. Ils en ont mis plein le four à pain de la divine duchesse de Vinciane des prés qui n'a rien vu passer. Vinciane est dans le pré des temps incertains. Et il faut un poulpe mais on a Élise avec ses huit esprits et ses deux estomacs. C'est qu'elle absorbe et qu'elle avale du plancher dans la boîte ronde, la boîte du grand Jean. Le Grand Jean est parti au loin et il a laissé sa boîte dans le four à pain.

 

Et il y a du pain à Gênes. Il est parti voyager par là-bas, pour goutter les raviolis et la tapenade des temps métropolitains. C'est un métropolitain Jean. Il ne prend pas le métro mais sa trottinette. Il prend sa serfouette, son couteau et son pain pour se faire un sandwich avec des olives et du basilic, des anchois, des oignons, de l'origan, des courgettes et du pain rassis à l'huile d'olives. Il ne venait pas de Genova Jean mais de Calambrone. Il disait le mot de Cambronne à tout bout de champ. Il en avait plein dans son champ, avec des artichauts et des calambres. Il pestait tant qu'il pouvait, il avait des crampes à l'estomac et se disait que le tabac ne nourrissait pas son bon aloi. Le tabac, c'était bon pour les biques, les chèvres dont on faisait des billes de fromages. On aimait le fromage en billes et les billes s'accommodaient dans de petits plats ronds. Tout tourne dans cette boîte ronde. On est sur des terrains fragiles, des terres friables un peu comme celles de Françoise. On est dans le suburbain, le subway c'est pour demain alors qu'il faudrait un tramway du mois d'août. Au mois d'août elle prendra le train de l'envie, du désir pour Eric. Ça lui dit bien tout ce foin avec ces poches de laine, ces poches de misanthrope qui ont des bas de laine loin des psychotropes. Elle est anthropos, elle se réveille en anthropisant tout son sainfoin, tout son passé de la rue des roncettes. Elle a de l'origan dans son jardin comme sur les montagnes d'Italie, de Genova, elle a de la mélisse et de la benoîte, il faut penser à ça.

Le basilic c'est bon pour la sauce tomate ramenée par Christophe Colomb. Il allait loin Christophe mais il ne voyageait pas loin en dehors de sa cabosse. Il a ramené le chocolat. Il avait plein de chocolat dans sa cabosse et de courgettes dans son panier de tresse de raphia.

On fait un tour du monde et on a des espadrilles. La trottinette est en bas de la vallée. Pour l'instant, on se promène à pied sur la corniche. Il y a Christophe Colomb qui est assis sur du pain. C'est son pain de Gênes, son pain de Genova, sa génoise et son gâteau d'apparat. Elle apparaît avec cet apparat, ce gâteau qu'elle pourrait faire avec de la benoîte urbaine. Tu verras Rapha, c'est bath. De la benoîte urbaine dans les gâteaux et le bouillon pour assaisonner les petits pois, les courgettes et les fèves congelées du supermarché. Il faut aller sur le marché ou faire son potager. Mais Élise n'a pas le temps pour tout ça. Elle, elle écrit dans sa boîte ronde avec @franceinter pour une mise en ondes de ses projets. Elle ira sur les ondes de la mer, la Méditerranée qui l'a laissée asséchée sur le pavé de la redevance. 

On va au loin avec tout ça, on va au plus profond mais ce n'est pas bon pour l'instant présent, il faut rester à la surface pour pêcher le thon. Il faut du boulghour avec toute cette verdure de Gênes, du blé concassé ou du blé de l'Ebly, ce serait bon aussi. Penser à l'orge, c'est très bon avec la mélisse, un peu comme les pâtes à la mélisse, ça c'est très bon avec du romarin. Élise c'est la mélisse et Eric c'est son romarin. C'est son puits romain mais il ne rime à rien. Il puise tout à l'eau de Rome et c'est un romanichel de la pire espèce. Il a des espèces plein le tortillard. Il tortille du cul pour faire bonne impression mais il veut partir avec sa mère loin des tracas d'une fille qui a fait pipi au lit. Oui, elle a fait pipi au lit et alors ? Tu es l'invité de Sabores. Il faut des cerises dans ton vin mais il est aigre. Il sent le vinaigre pour faire cuire le poisson, il faut du vinaigre de vin en papillotes dans le court-bouillon avec du pois et des carottes. Il faut du pois dans le court-bouillon du poisson avec du vinaigre de vin. La Mozzarella, ce n'est pas bon pour ça. On mettra du brebis pour goûter ce vin qui sent bon le romarin d'Eric. On est dans la boîte ronde d'Eric. Il vient jusqu'ici mais il n'a pas dit : je prie au lit, il a dit je presse aux lolos. Je presse le raisin avec mes étourneaux qui sont partis au loin rendre l'âme des lendemains qui chantent avec le foin de la luzerne. Il faut de la luzerne sur et sous notre terre. Il faut du sainfoin et du foin, de la betterave pour équilibrer notre sucre qui ne sert à rien. Ça engraisse les bonbons de la poêle à mazout. Mais où sont mes makrouts, se dit Eric ?

Et Elise dans tout ça ? Elle a des ma croûte dans son tortillard, des pâtés en croûte avec des pistaches et on croque le pistachier pour emballer les puits romains avec les amandiers des croquants de François-Régis Gaudry. C'est un pommeau d'or, une pomodore, un pomodoro à manger avec de la tomate, du basilic et du pain frais. Du concombre et des pecorino au pimiento, à la salsa verde. C'est une salade verte qu'il faut avec tout ça, des orties, du basilic, de l'origan et du thym citron. De la pancette pour assaisonner le romarin de son puits romain. Il faut éliminer tout ça et trouver du calcium dans le fromage avec les boîtes à coriandre. Manger du fromage avec de la coriandre et du persil géant d'Italie, un peu de piment oiseau et du poivre concassé. De la mélisse fraîche avec le fromage frais, de la mélisse dans les pâtes et de la mélisse dans la carbonara. De la mélisse partout, dans les tisanes et dans les sauces. Il faut en mettre à toutes les sauces. J'ai la mélisse dans la peau et la peau dans le romarin.

Il est pris mon romarin. Il est déjà pris avec de la roussette de la pire espèce. C'est un cordon roux et pas un cordon bleu. Il faut un cordon roux dans toute bonne cuisine. Il faut faire un roux pour faire de la sauce blanche au romarin et au pecorino. Ce serait bon, ce serait très caliente pour manger avec des pâtes, pour remplacer la carbonara. Une autre sauce blanche avec les pâtes, la vraie cuisine de Gênes. C'est madame Sans Gênes qui vous le dit et elle a tous les gênes pour vous dire ça.

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