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Le blog de Nature et Culture Un peu de nature et un zeste de culture

Dis-lui qu'elle peut venir

Nature et Culture
Dis-lui qu'elle peut venir

Par quel œilleton veux-tu me voir ? Quel est cet œillet que tu apprivoises ? Quel est ce lin que tu ne saurais voir ? Tu es dans les limbes du temps et tu prends du temps pour m'apercevoir, l'espace d'un instant et je ne saurais te voir

 

Tu te caches dans l'arrière-train du temps, tu me manques à Recouvrance, et je t'attends dans l'espace-temps qui m'est dévolu, dans ce salon où je t'ai aperçu. Tu n'as rien dit ce matin et tu me manques déjà. Un seul être vous manque, tout se dépeuple en un instant,

 

les mots, les verbes, les adverbes, les concepts et les idées. Tu es mon concept et je n'accède à ton protocole qu'en me serrant les guibolles. Je grimpe aux rideaux à chaque instant, mon pois sauteur, mon pois de senteur, mon pois aux mille idées. Tu ne me portes pas la poisse et tu me portes à bout de bras, du bout de ton stylo et de l'encre de ta plume, ta plume sergent-major que tu arbores à chaque coin de lune

 

L'une ou l'autre, l'un dans ces communs du temps présent, l'autre dans les facondes de Pampelune

 

Je te sens à présent au loin l'espace d'un instant. Tu me manques. Je t'aime Marcel et je t'attache au bout de ma laisse. Je sens que tu me délaisses mais je tire à tire-larigot loin du marigot des maisons de retraite

 

Je suis ta Jeanne et tu es l'incertaine fuite des miroirs, en quadricolor comme la rouge cerise qui forme en moi une ronde que j'ai esquissée dans une vidéo. Je forme un rond de jambe, une ronde incertaine comme un dialogue incertain

 

c'était un essai et je ne recommencerai pas. C'était la première fois et je l'ai retiré de ce tiers-livre à tire d'aile, d'un battement de l'aile de l'hirondelle qui t'a dit tiens, je serai là demain. Et tu as pris la fuite du temps. Serais-tu en vacances ?

 

Je remarque ton absence, elle me marque et me fait mal. Elle m'épuise déjà. Je sais que tu n'es pas là, que tu n'es pas avec moi et que tu occupes tout l'espace sur mon chemin qui s'efface dans le temps. Je suis cette ride sur laquelle je m'assieds. Je ne sais trop quoi en penser

 

Je remarque que ce sillon est soudain et qu'il s'attache à rendre le jour plus fin. Il est plus fin qu'avant, moins pris dans les tourments du temps. Et ça il te le doit, il te doit tout l'espace de ta demeure

Il est à demeure dans ton jardin. Dans ta cour il n'y a pas assez d'espace mais dans le cœur de ta pelouse il y a l'espace pour la coquelourde qui s'allège au fur et à mesure du temps

 

la coquelourde est ton bien et elle t'attend au bord des chemins. Elle s'ennuie sans toi, elle ne demande que ton espace. Elle a besoin de temps pour revenir sur ton chemin. Elle a besoin de ton espace et de ta place. Fais lui de la place et elle te remerciera.

 

Dis-lui qu'elle peut venir. Elle a le sachet à portée de main. Vas-y prends-lui la main, je sais que tu as la main lourde et que tu sèmes avec rigueur et doigté.

 

Tu sèmes avec passion, Béatrice le sait, elle te suit depuis son chemin. Elle te suit dans les couloirs du temps, loin des espaces et des espèces, mais près de ta glace. Elle se souvient de toi, elle te remplace quand tu n'es pas là. Elle a besoin de sujets.

 

Il y a de la macro dans ton mobile mais tu n'oses la présenter à ta classe. Tu défies Charlotte mais elle n'aimerait pas être à ta place. Faire ça tout le temps et que voudrais-tu que j'y fasse ?

 

Je ne suis pas là tout le temps et je vois que tu pries dans la glace de ne pas trop t'exiler mais de continuer à exister, bon an, mal an, à te piquer pour les garçons que tu as pris au bout de ton hameçon

 

tu es sur le sempiternel chemin de la rédemption. Que veux-tu comme oraison ? Ce n'est pas pour demain ? Et pour après-demain, as-tu prévu que l'on te remplace ? Quel âge as-tu ? A quelle heure es-tu née ? Que veux-tu faire à la place des anachorètes ?

 

Anachorète, prends ton luth et me donne un baiser salé au beurre de caramel. Tu es cet éternel au beurre salé comme on prie un intermède. Tu es mon intermède et mon interlutte. As-tu pensé aux morts dans la Méditerranée ? A ces gens qui luttent parce qu'ils ne sont pas bien nés, parce qu'ils ne sont pas nés du bon côté de la mer, de l'océan ou de la planète Terre ? Où est la terre, où est cette sempiternelle gravelotte qui a besoin de sable pour y laisser ses œufs ? Attention à ses œufs, tu marches dedans du soir au matin. Tu les casses sur ton chemin

 

Marche sur des oeufs de poule que rien n'empêche de lutter pour ces satanées fripouilles qui font d'elle une armure à compost. Laissons la faire son chemin loin des avarices du temps et laissons la à présent faire cette chanson, cette petite ritournelle loin des sempiternelles vacances du barde qui a pris sa hallebarde. On restera dimanche à la campagne, on est bien là-bas, on devise et on ne fait rien d'autre qu'à penser aux lendemains qui déchantent, à ces lundis où les passantes ont des soucis

 

Tu es cette pause, cet entre-temps où rien n'impose que l'on soit du temps présent, mais de l'instant d'après. Du présent qu'il fait à revers de main. On te prendra à revers demain et tu le sais. Tu ne t'es pas fait prier pour demander ton déjeuner. Tu es bête comme tes pieds et tu n'as qu'à compter sur les autres imprécis, à ces précis qui t'embrouillent dans les esprits de ta bourse. Tu n'as rien de précis. Tu n'es rien de précis et tu t'embrouilles sur les monts du sans souci

 

tu iras au Fujiyama avec ton Fuji que tu as mis dans ton mobile. C'est un précis, une boîte à canon que tu délaisses un peu mais qui te rattrape avec tes sans soucis. Tu iras demain chanter dans les imprécis du temps

 

Tu iras dans ton église, auprès de ton pré qui te chérit et qui ne te demande rien de précis si ce n'est d'exister, comme toi tu existes à présent. C'est dans tes écrits, dans ceux que tu chasses de tiers lieux mais que tu invoques dans l'espace temps des dieux et des déesses.

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