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Le blog de Nature et Culture Un peu de nature et un zeste de culture

Tu es dans ma recherche proustienne

Nature et Culture
Tu es dans ma recherche proustienne

Tu es dans ma recherche proustienne, Eric Chevillard, et je te suis dans ton autoficivité pour voir s'il y a des choses à embrasser et à faire siennes. Je te pique tes idées pour en faire mon doux roulis, pour en faire des salmigondis, pour en faire des quiproquos partout sur la toile. Quiproquo, qui pour qui, qui pour quoi, quoi pour qui, quoi pour quoi. On se demande qui mange qui et je suis sur la toile pour te déclarer ma flamme, mes flammèches de feux follets que j'allume tous les soirs, mes petites flammes de l'ascendant violet, mes petites flammes de l'accent de la violette et de la rose que tu aimes autant que le myosotis. Tu aimes les cardes et le safran, et le syrphe qui joue dans ta cour. Tu es Sylvain le syrphe et tu butines dans le chèvrefeuille que tu allumes tous les matins. Je suis le bourdon roux dans la sauge, cette sauge que tu éloignes du chemin de Cambronne, cette sauge qui me relie à toi par tous les moyens du bord. C'est une lune, cette sauge, c'est une infinitésimale et je fais ma malle dans la bande à la bardane. Je ne suis que la bardane de mon pré. Je ne suis que le sisymbre que tu embrasses au pied de mon machicoulis. Tu es dans mon roulis, le soyeux roulis qui me fait grimper aux rideaux comme la température qui grimpe dans ce quiproquo. Qui pour qui, qui pour quoi, qui tu embrasses et que fais-tu dans la chambre à Clarence ? Elle est messianique. Mais c'est moi le messie, je suis la messie de la Mesnie. Je suis la messie de Messiaen et je te prie chaque instant que tu me vois dans la Mesnie, loin de la Métairie, loin de ces doutes que tu redoutes, loin de ces instants si précieux auprès de mes cheveux. Je suis le sifflet du train, de l'oiseau qui est mort à cause du frein du sycomore. Je te redoute, tu es dans ma redoute et je ne prie pas assez le dieu Gaspard, ce vieux gaspard qui est mon chat monté aux cieux. Je l'entends déjà, je m'accroche et il n'y croit pas. Je m'accroche à des bondieuseries, c'est le bon dieu en série. Je crée une série de toute pièce, un roman policé pour artificiers. Un roman où la police du style n'a plus rien à faire à présent. Je te cherche dans mon pain et toi tu aimes les makrouts comme les tontons que tu redoutes. Moi j'aime le sisymbre et les machicoulis. Les mâches, on les mange en coulis. Je mâche des mots et les mastique avec les morts. J'aime mes morts et ma redevance. Je crois bien que j'ai de l'avance, je suis aux cieux, je suis près des cieux et je t'aime comme un bien précieux, comme une aigue-marine que j'accroche près de mes cheveux.  

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