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Le blog de Nature et Culture Un peu de nature et un zeste de culture

Un bouquet pour marcel

Nature et Culture
Des fleurs de Jeannes de Coutes pour Marcel Proust

Des fleurs de Jeannes de Coutes pour Marcel Proust

Je t'offre ces fleurs à toi mon ami mon frère mon poète mon âme sœur. Tu es mon pompon sans chichi, mon Modeste Mignon, celui qui perd son envie de tout désir, celui qui ne désire rien d'autre qu'une main dans une autre, ou qu'un chapeau sur une arme de frein

 

Que dis-tu d'un frein à main dans notre pause longue ? On est en pause et rien ne nous oppose. On est juste un peu loin ce matin, on est loin de nos ambitions, celui du poème le plus long. A qui s'adresse ce bouquet ? A qui s'adresse ce refrain ?

 

C'est le bouquet d'une pause, le bouquet de la pause longue dans notre osmose. On n'est plus en symbiose, on est en repos de notre osmose. On se rejoindra bientôt, sans doute, mais pas dans cette vie sans fric et sans lendemain, dans cette vie sans ramage

 

je veux ton bagage, je veux tes doigts sur mes bagues, ton émeraude à mon doigt. Un lapis lazuli ? Une aigue marine ? Un saphir ? Le langage des pierres ?

 

Donne-moi la langue des fleurs, que je m'immerge dans ton cœur de citrouille. Tu n'es pas qu'une fleur, tu es celle que l'on mange et qui me connaît par cœur. Tu me connais trop, beaucoup trop bien pour ne pas me faire du bien sans entrain

 

je te sens sans entrain et j'ai oublié de relier ton nom. Je suis sans chagrin et ton refrain m'importe un peu, mais pas autant que ma chanson que je vais écrire pour voir s'il y a quelqu'un dans tout ce bouzin

 

y'a-t-il quelqu'un sur cette lune, sur cette poésie qui me propulse loin de ce firmament dont je parle si souvent ? Faut-il que je continue à parler de mon infortune de ne pas te connaître ? Je me lasse de tout ça. J'ai besoin de fortune et je n'aime pas ce qui se passe ici bas

 

Je n'aime pas qu'on maltraite la culture alors qu'elle me fait très envie. C'est la culture qui m'habite, c'est elle qui est dans ma nature, c'est celle que je traîne depuis ma plus tendre enfance. Je ne suis un puits de science, je suis un puits de culture, une petite perle qui s'amoncelle dans mon escarcelle. J'accumule les perles de culture pour m'en faire un collier d'immunité. J'ai l'immunité de la nature et j'imagine que rien ne me désespère plus que la culture sans aménité

 

il faut s'endurcir mon amie et tu es un tendron que rien ne désespère plus qu'une nature sans polisson. Tu aimerais polir les garçons, les amener à ta poulinière, Paulina, mais tu n'iras pas loin à ce train-là

 

tu es une garce sans lendemain et tu aimes les matins chagrins, quand ton chat te réveille et qu'elle te voit nue sans aménité dans la glace. Il faut continuer à rêver, il faut continuer à imaginer des solutions et divaguer dans toute sa pluralité. Tu es cette pluralité, ce mot pluriel. Tu es plurielle et tu exaspères celles que tu imagines sans fond. Il faut du fond dans tout ce fatras, il faut du marché de l'emploi dans les leviers de la culture. La culture est un levier et la poésie est son envolée, son échappée belle, son irréductible marché de sensations et d'émotions, de savoirs pluriels et gravitationnels. Sens-tu cette pesanteur qui te parcourt l'échine et qui fait de toi un cœur sensible, un cœur émotionnel ? Il faut aller plus loin et dire là-haut que tout va bien dans le domaine d’Élise, sur son île de l'enfance qui ne finit jamais. C'est un boomerang, cette enfance, un repère de boomerang et un effet slash / barre oblique qui ne t'oblige à rien d'autre que de continuer plus haut dans un seul domaine : la littérature.

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