Aimer le temps
Les feuilles tombent au sol
Doucement les pages se tournent
Sur mon avidité de mots
Tranquille je souris à l'histoire
Et je comprends avec le temps, que tu étais beau dans ce présent qui se prêtait à l'histoire. Si conventionnelle est l'histoire dont je me rappelle. Les souvenirs sont pleins d'absences. Ce passé que tu me réservais est devenu une passoire. Les émotions et les sensations sont passées dans ce filtre, ne restent que les mots difficiles à retenir. Je les aime dociles. Ductile est la phrase.
Papa, je sais que tu aimes l'extase et la réflexion. Demain, j'irai à Logron dans une pensée pleine d'espérance. Voir le chenal de l'enfance. La tienne. Il faut que je retienne ces pensées loin d'être incertaines. Je ne sais qu'une chose, c'est que je t'aime dans la vie. La mort a tout assombri. Je vise le repli. La sincérité est dépassée. J'aime Radegonde, elle te protège dans ce sou que tu promets. J'accroche à ta casquette toutes sortes de choses : tes fantaisies, tes rêves sans souci. Tu relies la vie à un carnet, le mien et je rêve d'incertains songes. Ton doute me ronge. Alors je trouverai la paix en t'écrivant jusqu'à la nuit. Tu le mérites. Et je te dis : à l'aise dans ce pli de l'histoire qui se raconte à mon insu. Je transperce le temps. Est-ce au passé, au futur ou au présent ? Moi, je t'aime à tous les temps.
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