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Le blog de Nature et Culture Un peu de nature et un zeste de culture

Petites fleurs de cimetière

Nature et Culture
Petites fleurs de cimetière
Petites fleurs de cimetière

Saxifrage ou orpin, petites fleurs des rocailles de cimetières qui ont fait leur nid sur des gravillons qui reposent sur la tombe des cultivateurs au tronchet. Dernière demeure pour l'instant perpétuelle jusqu'à ce que la tombe tombe dans l'oubli familial et laisse la place à d'autres sépultures et petites pierres faites de marbre, peut-être de Carrare. Fleurs de cimetières pour des cultivateurs d'un autre temps, d'une époque où les coquelicots et les bleuets fleurissaient dans les champs de blé du grenier de la France.

Le filet de rivière au printemps

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Le filet de rivière au printemps
Le filet de rivière au printemps

Quelques mètres après les vannages, la rivière coule en filets. Pas de gros remous, juste un mince bouillon, un courant qui va filer plus loin sans grand tourbillon aquatique. Ici aussi, on voit le fond, on peut presque même le toucher. Passage à pied, passage à gué, pour un état de rivière peu engageant pour ce printemps 2021, cette fin du mois d'avril, certes peu arrosée d'une pluie divine. La verdure pointe le bout de son nez et entoure ce lit de rivière qui a bien besoin d'être bordé pour retrouver une vraie hauteur. Qu'en est-il plus en aval encore ? Les sources et ressources ne doivent pas...

Le ru à marée basse

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Le ru à marée basse
Le ru à marée basse

Après la petite mer de blés, voici le ru à marée basse, même très très basse. Le lit du Loir se découvre sans difficulté, nul poisson ne vient risquer s'y frayer un chemin, voire même frayer dans ce recoin naturel qui pourrait lui laisser l'occasion d'y déposer quelques alevins. L'eau est claire, limpide, et attend la pluie pour la troubler un peu et venir renforcer un petit ru qui aimerait devenir, lui aussi, plus qu'un ruisseau. Le passant est loin d'avoir les pieds dans l'eau, les carex aussi par la même occasion. Aux abords, la terre s'assèche. Il ne reste plus qu'à aller un peu plus loin,...

La petite mer de blés du printemps

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La petite mer de blés du printemps
La petite mer de blés du printemps

Avril 2021 Le vent souffle fort. Les vagues de graminées se forment sous la puissance d'un coup de vent qui fait du tumulte dans cette petite mer de blés, au printemps. Vagues qui se succèdent au-dessus d'une terre asséchée par le soleil et la sécheresse qui n'a pas encore trouvé sa fin. Dans quelques jours, peut-être, quelques gouttes et les vagues de graminées changeront de couleur, de forme et de hauteur.

Le noisetier, le soleil, le vent et les oiseaux

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Le noisetier, le soleil, le vent et les oiseaux
Le noisetier, le soleil, le vent et les oiseaux

Un peu de répit dans cet univers bouleversé. Juste un instant, dans le vent, avec les jeunes pousses des feuilles du noisetier qui frémissent un peu. Le ciel est bleu, le soleil est présent, les oiseaux chantent aussi quelque part, dans le voisinage. Pas de nid dans le noisetier. En tout cas pas encore. Les chatons ont fleuri et laisseront peut-être la place à des fruits en coques. Qui sait ? Ce n'est que le début de saisons qui pourraient être longues, ou courtes. Profiter de cet instant pour goûter à cette quiétude momentanée et inespérée. Rien qu'une chaise de jardin pour profiter de ce spectacle...

Elle, la mère, d'Emmanuel Chaussade : le mal-être de l'amour

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Elle, la mère, d'Emmanuel Chaussade : le mal-être de l'amour
Elle, la mère, d'Emmanuel Chaussade : le mal-être de l'amour

Être mère, c'est ce qu'il y a de plus beau dans la vie d'une femme, disent certaines nullipares en mal de gros ventre rond. Être mère, quand on n'a pas reçu le moindre amour de sa vie, ne donne pas non plus la permission d'aimer si mal. C'est ma conclusion de la lecture d'Elle, la mère, d'Emmanuel Chaussade, livre aussi prenant que malaisant, limpide dans la cruauté d'une vie trompée dans ses objectifs. Des petites filles abusées qui jouent à la poupée en devenant mères à leur tour. Mal éduquées, mal mariées, mal accompagnées, elles trompent leurs cibles en s'appropriant ce qui ne leur appartient...

Il sait filer le petit canard du coin

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Il sait filer le petit canard du coin
Il sait filer le petit canard du coin

Mais c'est qu'il file, le petit canard du coin. Rien ne l'arrête, pas même les eaux troublées du petit cours de l'eau. A l'aise, il nage dans le bon sens, à contre-sens. Tel un fantoche, il laisse quelques traces avant de filer dans un petit coin pour pousser son petit coin-coin de palmide qui patauge un peu tout de même, sans en avoir l'air. En tout cas, il reste bien fier, malgré les petites rumeurs des passants qui continuent leur chemin. Ils ne font déjà plus attention à lui.

L'amont, l'aval, le Loir, et ça vanne

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L'amont, l'aval, le Loir, et ça vanne
L'amont, l'aval, le Loir, et ça vanne

Le Loir, en amont du moulin de Saint-Avit Le Loir, il manque un peu d'eau en ce printemps 2021. Les hauteurs ne sont pas forcément les mêmes en amont et en aval. Ici, on vanne à tout va, ou pas. Aux Cathelines, on voit un peu le lit de la rivière, mais pas trop, puisqu'elle vient gentiment affleurer l'herbe, les carex et les iris qui peuvent baigner les pieds dans l'eau. A trois cents mètres de là, en aval, on voit bel et bien, et on peut même toucher le fond du Loir. Toucher le fond, le principe même des garants qui n'ont pas la police de l'eau. Car ici, on vanne, ou pas. Laisser le libre cours...

La puce à l'oreille du cheval

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La puce à l'oreille du cheval
La puce à l'oreille du cheval

Ca le gratte à l'encolure, le cheval. La puce, qui lui venait de l'oreille, a sillonné la crinière pour se glisser plus bas. Une petite puce qui court dans le pré, non loin de la rivière, qui est déjà au plus bas, et qui ne risque plus d'inonder quoi que ce soit. Les pieds au sec, le cheval saisit ce piquet en fer rouillé et gratte son encolure avec ardeur et vigueur. La crinière virevolte un peu pendant que les lapins vont jouer ailleurs, dans de touffus petits taillis. Le pré, ceint de barbelés, est la pâture du cheval qui s'empare de toute cette herbe pour faire ce qui lui plaît, avec les pies...

Elle mène sa barque dans les murs

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Elle mène sa barque dans les murs
Elle mène sa barque dans les murs

Petite rampante qui ne s'agrippe à rien mais qui se recourbe contre les murs pour se multiplier. Des petites nacelles et des inflorescences violettes qui ne ruinent rien, surtout par Rome, et qui préfère la chaleur des murs en profitant du moindre interstice pour se glisser et gentiment coloniser les bords du trottoir afin de l'habiller. Elle ne saigne rien à blanc et apporte du soin à certaines carences qui font choir les dents. Utile dans son inutilisation, elle court les rues, les rocs, les murs avec ses tâches violettes qui n'entachent rien, bien au contraire.

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