Penser à toi. Nécessité d'être soi, s'oublier dans une vie dont on connaît la fin. Vivre et mourir en pensant à celle qui a fui. Ne vivre qu'un seul amour. Faire du bien à celui qui revient de loin. Se sentir proche d'un homme, de celui qui reviendra un matin pour me dire qu'il m'aime autant que sa finesse de jouir de cet amour que nous redoutons. L'aimer lui. Être lui le matin mais pas l'après-midi. Penser à lui le midi et rêver d'un minuit coquin. Avec lui, dans les fantasmes d'un oubli. Eh oui, je t'aime pour la vie.
Ici ou ailleurs
Partir d'un ailleurs pour retrouver ce leurre. Tu te fourvoies dans tes idées. T'agacer ? Jamais. Ici,ailleurs, je ne suis jamais là. Que dis-tu des saisons que tu ne vois plus ? Tu ne touches plus terre, la croûte terrestre est en enfer. Les oiseaux ne se posent plus. Le troglodyte mignon est à jamais perdu. Et je te vois passer, écrire des choses pleines de ton raisonnement. Je ne suis plus rien et je me tais depuis que j'ai été délivrée d'un joug que nul ne partage plus. Finie l'emprise, je suis à jamais remise dans un état naturel. Danser, chanter, écrire et te demander de...
Attention, ceci n'est ni une chronique, ni une critique littéraire. C'est juste l'envie de discuter avec vous d'un livre qui m'a transcendé. Il a fallu pas loin de trois semaines avant qu'il ne m'arrive entre les mains. Et ce n'est ni un ravissement, ni un émerveillement, c'est la juste apparition d'un poème épique facétieux qui a retenu toute mon attention. Il se lit d'une seule traite, lecture dans les marges comprises. Car, pour susciter le rire, Eric Chevillard a annoté son poème dans les marges, y ajoutant des considérations, parfois rabelaisiennes, parfois plus sérieuses. J'ai été conquise...
Faire l'amère expérience de la solitude quand on est une femme. Personne pour venir en aide à une isolée, une dont la mort sociale a été décrétée en mars 2025. Les Raphaële et les Annabelle pourront bien faire ce qu'elles voudront. Saborder une femme qui n'a besoin de peu de choses finalement. Être disserte sur les choses d'une vie qui ne s'appartient plus. Me rendre compte que je ne suis plus là pour ceux qui se prennent le droit de rester à un endroit qui ne leur appartient pas. S'appartenir est le but d'une vie qui ne s'occupe qu'à écrire. Garder la force d'écrire sur le juste, la justesse et...