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Le blog de Nature et Culture

Un peu de nature et un zeste de culture

Ca charbonne

Ca charbonne

Son bilan carbone est excessif. Elle charbonne et fait du charbon. Elle fait du petit bois, des petits fagots pour allumer des feux que seuls savent faire les fous. Une petite chanson, une petite rengaine qui atomise la folle qui énuclée dans toutes les pièces de la maisonnée. Elle dissèque, dessèche et se dessèche. Ses extraits de jus ne sont pas des plus raffinés. Et dans sa marmite, recuisent les mêmes ragoûts, les pots au feu trois en un, les soupes à la crème épaisse. Pas de velours dans le velouté qui reste épais, glas et gluant. Odeurs sans saveurs, épices qui glissent. Les petites tambouilles tiennent au corps mais n’ont pas de substance. Ça colle, elle colle, elle racole et elle caracole. Cagole des faux bourgs qui se cajole dans la tête de la gogole. Les fils de la bouchère n’en ont que faire. Il faudrait la refaire avant de s’en défaire. La femme du richard n’en a cure, d’elle. Elle dépasse et outrepasse tous les objets de ses désirs. Elle repasse dans les allées, fixe ses pique choux dans les pas japonais du gris de l’ardoise, séduit et réduit le peu qu’elle a construit. Ces toutes petites choses et ce fragile équilibre qui pourrait tout faire vaciller, la petite entreprise qui ne demande qu’à grandir. Elle ne demande qu’à grandir pour lui donner du plaisir. Le fils de Dieu est porté sur l’autel du veau d’or et elle sait faire mijoter le veau Marengo. Les os à moelle sont sucés et rongés. Le sceau pour le sot-l’y-laisse. Les bouillons au vermicelle blêmissent dans les assiettes creuses. Des yeux de gros bouillon se répandent sur la nappe en toile cirée. Le lait laisse des peaux grasses qu’elle ingurgite. Très vite. Les blanquettes se transforment en banquettes au confort assuré. Petite ménagère qui ne ménage pas sa peine. Futile utilité des merlettes encagées, ensachées, qui vident toutes les caisses pour faire leur petite bourse avec leurs petits sous sans dessous. Pas de miettée au vin pour les assoiffés et les bois sans soif. Juste l’ivresse du petit rouge qui est fixé sur la table. Les mies de pain font de petites boules qu’on boulotte comme la hulotte avec les petites culottes qu’on renifle quand elles sont sales.

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