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Un peu de nature et un zeste de culture

On consume

On consume

Cibles faciles des gens que l’on prend pour des jambons. Des jambons que l’on ronge à l’os avec beaucoup de délectation. Car on sait se régaler. On connaît le goût des bonnes choses et on sait les accommoder à toutes les sauces. Gâte sauces pour les gâteuses qui savent faire de bons gâteaux au bon beurre made in Normandy. Le lait a tourné, il s’est caillé. Et le beurre a ranci. Maintenant, on cuisine du bon boudin du Perche de Normandie. Un bon boudin noir avec des petites pommes. C’est bien bon. Ça fait de bons déjeuners du dimanche que l’on aime partager. En tête-à-tête. En prise de tête et de terres. On embarque sur les flots de la java bleue, celle qui ensorcelle les miséreux. Belle ritournelle des chanteurs de tristes réalités. Car il faut avoir de bonnes marques pour pouvoir produire des standards qui seront consumés. Des standards qui passent sur les radios siglées Indés. Ils sont usés, rabotés, tournés et retournés. Comme les crêpes de la Chandeleur qui revient tous les ans, à la lueur d’une bougie peu éclairante. On anesthésie, on lobotomise, on s’anesthésie, on se lobotomise avec des chansons qui n’ont ni queue, ni tête, ni saveur. L’hydre est dans la place qu’elle tient forte. Pas besoin de siège. Il en va de son audience, de la concurrence, et des chiffres de la comptabilité. Une bourse que l’on tient bien serrée pour ne délier aucun billet. On donne une petite carotte, et beaucoup de petits bâtons. C’est la vapote dans les vapeurs de petits foyers aux batteries qui se déchargent vite. On consume, on consomme, on matraque, on rançonne, on hameçonne. Des farces et attrapes pour les gros nigauds qui se laissent abuser par de petits kékés aux voitures tunées. Du maquillage en plâtre pour coqs en pâte. Des faits divers aux divers faits. Tout passe, tout repasse, et tout trépasse. C’est le flot continu des petites infos d’un terroir au mauvais cru. Un robinet à standards pour une petite usine à fric qui sent le gaz. Des petites aux grandes odeurs sur lesquelles on mettrait de bonnes grosses claques pour leur clouer leurs armoires vides aux petites poches bien pleines. Tout n’est que tenue, tout n’est que retenue. C’est pas la grande classe, mais c’est la grande casse. Les comptes sont maquillés, tenus secrets à la vue des mêmes personnes. Quant aux audiences, elles sont distribuées aux bonnes personnes qui savent s’entendre. Des gourous de leurs réseaux sociaux qui ne savent pas modérer les propos et le flot d’insultes déversées. Invectives, discordes, désaccords sans raccords. On y met aussi un peu de feu, on souffle sur de bonnes petites braises en y faisant mouliner du vent pas frais. On radote, on se répète, le moulin à paroles s’enclenche sans discontinuer. On s’aime. On est fou de soi. On aime son visage dans le miroir. Les yeux des autres sont le reflet d’une merdocratie qui ne se retient plus. On offre aux plus offrants. On offre à ceux qui passent le temps en occupant la place, en ne bougeant pas la moindre oreille. On se rend des petits services, on s’offre le café, des croissants et des petits pains au chocolat telle Jane Manson devant Joe Dassin. Belles petites amazones pour opérettes de pacotille, faites de stuc dans un stock d’embrouilles. Poil dans la main, payés à rien foutre. Des négligents qui se négligent, des négligents qui négligent. D’indigestes indigents qui vont faire la quête à l’entrée des commerces. Des spécialistes des infos qui tournent mal et qui se mettent à mal. Semer dans le vent de la tempête. Se contenter d’une petite écume qui ne fait pas les beaux jours, ni de bonnes heures de bonheur. Raconter les malheurs des uns et des autres à longueur d’une antenne rafistolée avec un tout petit scotch qui ne colle pas. Griller une ampoule qui doit émettre avec des grosses mouches à merde qui viennent enrayer le système. Radio gaga, radio caca. Dancing queen, queen des dancings. De la soupe qui sent le rance du meilleur contentement. On flatte, on se flatte, on se fait du bien. On est une équipe, on travaille en équipe à coups de petits pains au chocolat au goût de beurre pas frais. Perversion des saveurs, tristes réalités des labeurs pour continuer à battre un petit beurre. Animateurs des colonies de vacances et des cours de récréation qui managent en solo leur petit boulot. Des pizzaiolos qui font tourner les bonnes pâtes tels des derviches tourneurs dans une transe des petits malheurs. C’est dans les vieux pots que l’on fait les moins bonnes soupes pour les commerces encore ouverts. Des petits bouts de pizza qui restent collés aux bureaux dans leurs cartons trop gras. C’est avec le gras que l’on fixe les goûts. Et aussi quelques petits dégoûts qui viennent des échos des égoutiers. Les gouttières s’obstruent, les choucas nichent dans les cheminées, y font leurs nid, des petites puces parasitent les antennes et les oreilles des auditeurs. Tout n’est que question d’audience et d’auditoire dans le grand foutoir. Beaucoup d’intensité pour une intense pitié. Dans la piété de quelques dévots aux esprits mal tournés. On s’aime. On se déteste. C’est la valse des gens malhonnêtes qui font tourner les têtes. Petites bêtes asservies aux grands fonds sans pitié. Local, territoire, giratoire. On tombe dans les panneaux mal fléchés. On pédale dans une petite semoule aux bons grains de blés. C’est l’ivresse de l’ivraie. On se monte à la tête et on part en flèche. Des petites fusées, des lanternes chinoises qui se consument et explosent dans le mauvais sens du vent. Audience, auditoire, audimat. Ce n’est pas l’odeur qui compte, tout n’est que question de couleur. Eau et gaz à tous les étages. On ouvre les robinets du poêle à mazout. Voyages, croisières, Costa Del Sol pour gogos qui vont briller avec des petits feux dans la détresse des grandes paresses. On se caresse, on en raffole, on se cajole. Cagoles des faux bourgs !

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