Par quel œilleton veux-tu me voir ? Quel est cet œillet que tu apprivoises ? Quel est ce lin que tu ne saurais voir ? Tu es dans les limbes du temps et tu prends du temps pour m'apercevoir, l'espace d'un instant et je ne saurais te voir Tu te caches dans l'arrière-train du temps, tu me manques à Recouvrance, et je t'attends dans l'espace-temps qui m'est dévolu, dans ce salon où je t'ai aperçu. Tu n'as rien dit ce matin et tu me manques déjà. Un seul être vous manque, tout se dépeuple en un instant, les mots, les verbes, les adverbes, les concepts et les idées. Tu es mon concept et je n'accède à...
Des fleurs de Jeannes de Coutes pour Marcel Proust
Je t'offre ces fleurs à toi mon ami mon frère mon poète mon âme sœur. Tu es mon pompon sans chichi, mon Modeste Mignon, celui qui perd son envie de tout désir, celui qui ne désire rien d'autre qu'une main dans une autre, ou qu'un chapeau sur une arme de frein Que dis-tu d'un frein à main dans notre pause longue ? On est en pause et rien ne nous oppose. On est juste un peu loin ce matin, on est loin de nos ambitions, celui du poème le plus long. A qui s'adresse ce bouquet ? A qui s'adresse ce refrain ? C'est le bouquet d'une pause, le bouquet de...
Sans la raiponce de Marcel Proust, que fait Jeanne de Coutes ?
Aimer, ne jamais aimer comme au premier jour. Danser sur ton corps et ta voix de velours. Donner sans se presser le verre à moitié vide, voir ce vide autour de toi, toi qui n'embrasses pas, qui n'embrasses rien et qui sent bon sur le chemin de la rédemption - la rédemption de qui, la rédemption de quoi ? Pour qui je n'embrasse pas, pour qui je n'embrasse personne ? Pas pour toi apparemment mais pour une cause commune qui fait ma fortune au-delà du firmament; je ne suis rien d'autre qu'un petit chemin, un petit sentier qui ne s'est jamais...
Dans le pré catelan de mon adolescence, à Illiers, le Combray de Marcel Proust
S'en aller dans l'instance du temps, partir avec son père dans l'imaginaire des autres, partir dans l'imagination de celui qui n'a trop rien de précis mais qui précise que l'on tient par l'advertance du temps. Il faut se tenir alerte, il faut s'alerter par l'inadvertance de sa moitié. Marcher sur ses pieds et repartir sans toucher à ce sac qui viendra avec le temps. Oui, ce sac est le tien. Il m'importe qu'il soit sur ton dos. Je n'en veux pas si tôt, mais c'est l'advertance du temps qui fait qu'il m'importe que l'on...