Que faire à présent,
Que faire à présent ? Se suicider ou aller de l'avant ? Tu es en mode nobody rules. Suicide toi, c'est mieux à présent... ..
Que faire à présent ? Se suicider ou aller de l'avant ? Tu es en mode nobody rules. Suicide toi, c'est mieux à présent... ..
J'arpenterais bien cette pente Elle me dira qui tu es après Je voudrais te rattraper Pas pour te maudire Mais pour te supplier D'avec moi revenir Tu étais si présent en moi A chaque fois que je te vois Tu n'es pas là Je te veux sans te voir venir Tu es dans mon délire Il faut que tu m'elises Avec toi j'évite tout Avec toi j'oublie tout Je sens que tu retiens Tes nuits sans refrain Les miennes ne sont pas douces Douces mes pensées dans les tiennes Il faut que je te retienne Tu es dans mon antienne. Je veux te voir. A demain Apporte moi le passé, je te susurre le present
Je ne sais pas vous mais moi, je ne sais pas quoi penser du dernier Chevillard, La chambre à brouillard. Ne comptez pas sur moi pour vous donner un avis car je n'ai pas réussi à me concentrer sur les 3/4 du livre. A chaque fois que je me fondais dans ma lecture, j'étais directement plongée dans ma vie professionnelle qui est rigoureusement impactée par les livres. Eh oui, je suis plongée dans les livres une bonne partie de la journée. Et voilà t'y pas qu'au détour d'une phrase, c'est justement une partie de ma journée qui se rejouait. Ma vie littéraire importe peu toutefois c'est celle de Chevillard...
Ajouter un titre et forger sa légende. Se dire qu'on est heureux comme si on était deux. Aimer sans fin, aimer sans retour. Faire d'Ericsson un objectif. C'est mon objet. Se dire qu'on est heureux à deux. Tuer la mouche et faire vivre l'araignée. Tisser sa toile, marcher dessus et capturer l'ennemi. En sortir grandie. Se dire qu'Ericsson est dans la boîte à malice. Faire comme la Palisse. Capturer Ericsson, le solitaire. En faire un allié à entrer dans la boîte à malice. Aimer Ericsson, faire comme si on était heureux à deux. Écrire, ne rien faire d'autre qu'écrire sur la marche de son monde. Aimer...
Ton hérisson est mort, Éricsson. Le hérisson naïf et globuleux à été surpris par l'air glacé de l'automne. Il ne s'est pas protégé sous un tas de feuilles. Il a gi dans l'herbe avant que je lui trouve sa dernière demeure sous le cerisier, là où les feuilles forment un tas pour se décomposer jusqu'au printemps. La décomposition du hérisson est en marche. Il n'a plus besoin de nature ni de culture. Il n'a plus besoin de rien. Un autre hérisson le remplacera qui viendra manger les escargots, les limaces et les cadavres des oiseaux. Les oiseaux ne viennent plus se nourrir aux mangeoires. Le hérisson...
Où te rencontrer ? Comment aborder cette littérature qui est tienne pour que je trace la mienne ? Je ne suis plus rien, je suis au fond de ce trou qui ne te ressemble pas. Je suis prisonnière de mes habitudes et de mon habitus. Je suis prisonnière de mes envies de plénipotentiaire. Je veux larguer ces amarres qui me contrôlent. Je veux lâcher prise et m'en remettre à un quelconque nouveau chemin. Quelle est ma voie, sinon celle là, celle qui me mène au manuscrit et à la pleine connaissance de mes moyens ?... Serai-je lue ? Serai-je crue ? Serai-je vue ? Je ne veux rien d'autre que me trouver sur...
De Marguerite Duras, je n'avais lu que Moderato Cantabile en terminale. Trente-deux ans us tard, je comble le retard durassien et je viens de terminer Un barrage contre le Pacifique que j'ai lu en deux jours. Histoire âpre et prenante d'une mère qui prend en otage ses enfants pour construire des barrages contre un Pacifique qui ne servent à rien. Mère flouee et instrumentalisee qui donne sa fille au plus offrant contre des francs tout en observant les limites d'une bienséance qui n'avait pas lieu d'être. Instrumentalisation de la femme qui, en se mariant, donne l'espoir d'une nouvelle vie. Ce qui...
Bien sûr que je suis une non fiction. Sous quelles pulsions me suis-je mis à écrire et à fantasmer sur Eric, sur Marcel et sur toute cette planète d'auteurs auxquels je ne dois rien d'autre que d'être obligée de me fictionnaliser à nouveau, Autre fiction, autres problèmes à résoudre, ceux du style et de la littérature sans fiction. J'empreinte au monde moderne toute sa réalité sur laquelle je me suis défaussée. J'emprunte à ce réel tout ce fictionnel qu'on a imaginé pour moi et à mon endroit. Je suis cette fille fictive et qui pourtant existe bel et bien. Je ne veux rien d'autre qu'opérer une transaction...
Je suis une rose ronce ou une ronce rose. Je n'ai toujours pas trouvé chaussure à mon pied. Peut-être faudra-t-il que je regarde au fond du carton à chaussures s'il n'y a pas d'autre paire qui m'irait comme un gant. Je suis cette petite fille diserte qui exerce ses talents comme on joue à la roulette. Je suis dans le casino de la vie et je me prends pour la Malibran. La Malibran qui ne sait rien faire de ses dix doigts et qui lit tout en quinconce. Elle lie tout en quinconce et elle est la balle au centre de ce jeu de la balle au prisonnier. Elle n'a jamais été élevée, elle a été biberonnée. Elle...
Marcel Proust en son fief, à Combray, à jamais loin des yeux de Cabourg Ne plus avoir peur de la vie ? Et d'Eric ? Où est-il, que fait-il, qu'apprend-il, qu'a-t-il à m'apporter si ce n'est ces billets controversés que toi-même tu ne peux plus t'y fier ? Tu ne te fies plus à rien. Tu subodores parce que tu doutes, tu doutes de tout, de toi, des autres, de la terre et de ton chat qui file un mauvais coton. Tu te tais ici bas pour ne pas avoir à supporter la médiocrité des autres qui te fait penser à la tienne, à ta petite existence qui ne tient qu'à un fil, ou un Phil, ou une Florence ou un Sébastien....