Dans le pré catelan de mon adolescence, à Illiers, le Combray de Marcel Proust
S'en aller dans l'instance du temps, partir avec son père dans l'imaginaire des autres, partir dans l'imagination de celui qui n'a trop rien de précis mais qui précise que l'on tient par l'advertance du temps. Il faut se tenir alerte, il faut s'alerter par l'inadvertance de sa moitié. Marcher sur ses pieds et repartir sans toucher à ce sac qui viendra avec le temps. Oui, ce sac est le tien. Il m'importe qu'il soit sur ton dos. Je n'en veux pas si tôt, mais c'est l'advertance du temps qui fait qu'il m'importe que l'on...
Je ne peux que me blâmer d'avoir blâmé l'Autofictif il y a peu. Je me passione de nouveau pour ces aventures poétiques, ce chant d'un cygne qui est loin d'être celui d'un vilain petit canard. Ce prince bec d'oiseau est remonté dans mon estime et cette désespérance là est rejouissante à lire. Et à comprendre ? Pas toujours. Je suis obligée d'y fourrer le nez plusieurs fois dans la journée et estimer une signification au gré de mes humeurs et de mes propres péripéties. Ça se lit aussi bien à chaud qu'à froid. Avec plusieurs effets de langages dont les niveaux sont différents au cours de la journée,...
Je jette ça en pâture dans les éthers de li'nternet parce que j'ai personne à qui en parler. Je me demande ce que je vais faire avec l'autofictif d'Éric Chevillard. Je suis ce blog depuis de nombreuses années et j'ai l'impression d'être prise en otage par un auteur narquois et satisfait de lui, qui se fourvoie dans un pathos atrabilaire et qui me fourvoie par la même occasion alors que je n'ai strictement rien à voir avec cet auteur autofictif qui signe ce blog d'Éric Chevillard. Je continuerai à lire ce blog malgré tout comme une morning routine ou comme si je mettais une robe couleur de temps...
L'autofictif de Chevillard, le marathon de Christophe Brault
Je ne m'en étais pas encore aperçue et, depuis quelques jours, je me suis fait cette réflexion qui me trotte dans la tête : c'est Christophe Brault qui autofictive l'autofictif de Chevillard. J'en fais part dans ce blog car je n'ai personne à qui confier cette trouvaille qui n'est certes pas majeure, mais qui m'a suffisamment troublée pour la partager ici. C'est donc la voix de Christophe Brault que j'entends tous les matins quand je lis les trois notes de Chevillard. Un ton plus noir et plus acerbe, plus péremptoire, que j'estime adopté depuis deux ans environ. Cet autofictif là me fait peur et...
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Je pensais qu'elle avait 25 ans cette chanson. En fait elle en a 24. 1998, année des désirs ratés, des désillusions et de la dissolution avec soi. A moins que ce ne fut l'année des retrouvailles avec soi, des épousailles avec soi-même dans la solitude extrême. L'année des extrêmes et des oppositions. L'année qui rend con. 2002 l'année de la révélation. 2022 l'année de la réconciliation avec soi. Être conciliant avec soi et s'accorder du...
Extrait de l'album "Comme à la Radio", de l'iconique chanteuse et comédienne Brigitte Fontaine☑️ Streamez l'album ici : http://bit.ly/CommeRadio_Spotify / ht...
Comme une envie de ne pas allumer la radio. Laisser Brigitte Fontaine annoncer une radio qui n'existe pas. Oui, la radio n'existe pas. Il s'agit juste d'un robinet à musiques et à paroles. Un gros robinet ouvert sur un monde qui n'existe pas. Comme à la télé. Comme à la radio, c'est comme à la télé. Ne pas se laisser happer par ces robinets à frics, ces robinets du fric mal digéré et mal pensé, mais toujours très soupesé.
Provided to YouTube by Believe SASRose · Jeanne Balibar · Rodolphe Burger · Jeanne Balibar · Rodolphe BurgerParamour℗ Dernière Bande ProductionReleased on: 2...
C'est un titre qui n'est pas tout neuf mais que j'affectionne. Pas vraiment pour le talent de chanteuse de Jeanne Balibar qui n'en n'est pas une, de chanteuse, mais pour la composition de cette chanson écrite par Rodolphe Burger. L'album d'où est tirée cette chanson a quelques années derrière lui, c'est dire si cette chanson n'est pas neuve mais elle est intemporelle. Un classique du franrock, du rock français qu'on ne sait pas appeler...
Quelle drôle de rencontre avec ce livre là de Chevillard après ma lecture de l'arche Titanic. Je vais donc pouvoir continuer à faire mon héberluée de la cause ou de la chose littéraire avec Le démarcheur, un roman de 1988. Autant vous dire que l'affaire n'est pas neuve. En peu de mots, Éric Chevillard, à épingler au rang des écrivains sexy avec Olivier Cadiot et Maylis de Kerangal, étreint son lecteur avec tant de générosité qu'il l'emmène vers la solution finale, la disparition de l'homo sapiens et de l'anthropocene grâce à une petite entreprise de pompes funèbres qui connaît bien son affaire....
Oui, ça y est, je l'ai eu le dernier Chevillard. Et je l'ai lu. Et maintenant, j'ai la cheville hot. J'ai la cheville qui fourmille d'idées et de projections pas du tout bidons. Précision, scalpel, plume d'oie ou de dodo qui gratte sur le papier déjà tout brûlé de la planète terre. Voilà en quelques mots ce que m'inspire ce Chevillard là, qui pense bien à Nenette que l'on va bientôt empailler dans la galerie de l'évolution qui ne révolutionne plus rien, celle où il a passé une nuit tel un aventurier des nuits sans étoiles mais avec beaucoup de toiles d'araignée au fond du gosier. Oui, car tout...